PLK – Polak

Critique

Avec Polak, PLK publie un album qui montre exactement pourquoi il n'aurait jamais dû avoir la possibilité de sortir un album.

PLK, membre du groupe Panama Bende, sort son premier album intitulé Polak. Le relatif succès de l’album, malgré des lacunes béantes, n’est pas si étonnant que ça.

Un album calibré pour vendre

POLAK sonne comme étant un produit de son époque tant sa construction semble artificielle. Des gros featurings avec une fanbase importante qui n’écoutera l’album que d’une oreille parce que leur rappeur préféré est dessus (SCH & Nekfeu). Des morceaux calibrés zumba eco+ pour faire danser les nanas et gonfler les streams (Idiote, Ils nous comprennent pas), le morceau introspectif qui sert de caution pour feinter une profondeur (Bunkoeur), de l’égotrip de mauvaise qualité et des refrains chantés. Tout ceci étant chapeauté par un MC totalement vide.

« Ils veulent tous rapper, comme s’ils avaient quelque chose à dire »

On est typiquement dans l’exemple du rappeur interchangeable. Celui qui va répéter les mêmes choses, de la même manière tout au long de l’album. A tel point qu’on a l’impression d’entendre 15 fois le même morceau. PLK ne s’est pas encore trouvé et ça s’entend. N’importe laquelle de ses paroles est affligeante de banalité et la pauvreté de ses propos témoigne d’une identité encore non trouvée. Le seul facteur différenciant qu’il s’est empressé de s’accoler est son identité polonaise.

Tout d’abord en invitant sur l’album le rappeur polonais Paluch, mais également en nommant son album POLAK, synonyme de polonais. C’est bien entendu seulement une façade, l’album étant tellement vide qu’il ne s’épanche au final quasiment pas dessus et que le morceau éponyme ne parle absolument pas de ses origines, contrairement à ce que le titre laisserait penser.

PLK n’étant pas un grand MC (et le moins bon membre du groupe Panama Bende), il se fait laver sans surprise sur Waow (qui aurait mérité mieux que ce refrain horrible) par Nekfeu et par SCH sur Hier. PLK raconte des choses de manière très plate, sans rien revisiter et on sent que sa maturité artistique est loin d’avoir été atteinte. Très peu de choses tiennent artistiquement, peut-être vaguement le refrain et l’ambiance de Weed, Bunkoeur et l’Intro.

Bien entendu son rap n’est pas catastrophique, on sent quand même des bases, mais c’est le strict minimum et ça ne suffit plus.

Tibbar
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Do you fools listen to music or do you just skim through it ?

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