Zola : le rappeur prometteur qui monte

Qui n’a jamais entendu parler de Zola ? Le 13 janvier 1898, son article J’accuse… ! joue un rôle déterminant dans l’affaire Dreyfus qui divise alors la France…

Trêves de plaisanteries et de jeux de mots douteux sur son nom, c’est d’un tout autre Zola dont nous allons parler aujourd’hui, et il ne plaisante pas du tout. Au contraire, il fait office d’étoile montante du rap francophone. Le rappeur Zola sort Cicatrices, son premier album le 5 avril, sans avoir sorti aucune mixtape ou EP auparavant. Retour sur le début de carrière du jeune rappeur.

Un début de carrière prometteur

Zola nous vient du quartier du Parc aux Biches à Evry, quartier qu’il cite d’ailleurs beaucoup dans ses morceaux. À seulement 19 ans, Zola fait partie de cette nouvelle vague de jeunes rappeurs locksés qui cuisinent à leur sauce une trap énergique directement inspirée des rappeurs américains comme Chief Keef, Gucci Mane, Future et autres Young Thug.

Au commencement, comme beaucoup, il n’attend rien du rap. Il commence dans la chambre de ses potes avec Audacity et un petit micro. Plus tard, il vend ses paires de baskets pour se payer des séances de studio, en province. Il débute avec son crew, Osiris, qui sort son premier clip Grammes le 23 septembre 2016. Puce&Pussy est son premier clip solo, sorti le 28 juillet 2017.

Les clips s’enchaînent, il invite Key Largo ou encore NoName, le turn up est toujours présent. Le 30 mars 2018, il pose sur une instru de Kore sur le banger Extasy. C’est le début d’une longue collaboration entre les deux artistes. Il participe, comme de nombreux rappeurs français, à la bande originale du film Taxi 5, sorti en avril 2018, ce qui lui donne davantage de visibilité.

California Guy

California Girl est le nom de son morceau issu de la BO de Taxi 5. Un titre évocateur des influences américaines du rappeur. Influencé par NBA Youngboy, on lui colle souvent une étiquette de cainri, en raison de son style vestimentaire et musical. Des locks et des tatouages apparents qui rappellent les stars du rap américain. Vestimentairement, on s’éloigne du pays de l’Oncle Sam : des survêtements de foot, du Lacoste, des paires de TN… on reste sur un streetwear à la française.

Lui-même le dit : il est influencé par les américains mais ne se prend pas pour l’un des leurs. Enfant de la débrouille, Zola revendique le fait de ne montrer uniquement que les mauvais côtés de sa vie et de sa personnalité à travers ses morceaux. Pas de personnage joué, mais un condensé des pires facettes du rappeur. Il évoque un écart entre ses paroles et qui il est au quotidien : une mentalité « faire des sous », mais peu de violence.

ZOLA ET 2019

En 2018, le rappeur ne s’est pas montré extrêmement productif en raison de ses cours et de son passage du Bac L (qu’il a obtenu). « En 2019, l’objectif, c’est que ça pète », confie-t-il à OKLM TV dans son interview Focus Upcomers. Des showcases, un album… Zola a l’air bien parti pour réussir en 2019.

Son album Cicatrices sort le 05 avril chez Truth Records, label qu’il a fondé aux côtés de son cousin et de son grand frère. Key Largo, NoName et Ninho sont présents sur l’album, entièrement produit par DJ Kore ! Pour patienter, son freestyle Couvre Feu sur OKLM Radio est dispo sur Youtube et est très prometteur quant à la qualité de l’album.

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